Un véhicule en déchargement au centre de Durba/Haut-Uélé©orientalinfo.net

Les femmes commerçantes de Durba montent au créneau pour dénoncer ce qu’elles qualifient des « tracasseries à outrance » orchestrées par des services étatiques dans les différents sites de déchargement des véhicules-marchandises en provenance d’Aru et de l’ Unganda dans la cité de Durba et au poste d’entrée de Bho à la frontière entre l’Ituri et le Haut-Uélé.

Elles ont exprimé leur ras-le-bol ce samedi 16 février 2019 au cours d’une réunion avec les responsables de la Fédération des Entreprises du Congo (F.E.C) à Durba en territoire de Watsa. C’est dans la province du Haut-Uélé.

En majorité exportatrices des produits vivriers, elles révèlent faire face à une dizaine des services étatiques intervenant dans une cacophonie totale dans la perception de différentes taxes souvent sans contrepartie d’une preuve de paiement.

 » Trop c’est trop, Une dizaine des services notamment DGDA, OCC,HYGIÈNE, TRANSVCOM,Police frontière, police de crime économique et une pléthore des services spéciaux nous exigent à chaque déchargement une somme de 1 et 100$. C’est qui fait un coût élevé de plus de 200$. C’est difficile de progresser dans une telle atmosphère. Vous payez à la frontière, encore arriver à l’entrée du Haut-Uélé, il faut payer puis dans la cité. C’est trop ».

Se confiant à ORIENTALINFO.NET, Ces femmes appellent à l’implication des autorités compétentes pour mettre fin à « l’asphyxie des activités économiques » car chaque service affirme œuvrer dans son secteur d’intervention.

« Nous nous demandons si c’est encore le Congo. Il faut mettre de l’ordre dans ce secteur pour éviter le chevauchement des services étatiques. S’ils nous étouffent, comment allons-nous nourrir nos enfants et contribuer en bon citoyen à la recette de notre pays ? Incompréhension sur incompréhension parfois jusqu’aux accrochages entre ces agents de l’État  » se désolent-elles.

Interrogé à ce sujet, le président de la F.E.C/Secteur Kibali à durba reconnaît cette situation. Alipa Bozongo indique que le patronat syndical a déjà entamé des démarches auprès des autorités pour une suite favorable.

Héritier MUNGUMIYO

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