Xénophobie en RSA : la société civile du Haut-Uele lance un ultimatum de 48h aux ressortissants Sud-africains

Abbé Georges Semende, coordonnateur provincial de la société civile du Haut-Uele/photo, John Ngoyi

Dans la province du Haut-Uélé au Nord-est de la République Démocratique du Congo, la société civile forces vives se joint à la vague d’indignation et de condamnation consécutive au regain des violences xénophobes contre les ressortissants africains vivant en Afrique du sud ces derniers jours.

Dans une interview accordée à la presse ce jeudi 05 septembre 2019, le coordonnateur de cette structure citoyenne d’appui à la démocratie ne va pas par le dos de la cuillère au vu des atrocités perpétrées sur les ressortissants étrangers en séjour au pays de Nelson Mandela.

L’abbé Georges Semende appelle les nombreux ressortissants Sud-africains se trouvant dans les sites miniers de cette province minière, de regagner leur pays d’origine. Ils ont pour ce faire, 48h faute de se voir contraints par des actions citoyennes légales.

 » Ils ne veulent pas de gens chez eux et ils doivent également quitter chez les autres. En principe, on devrait leur appliquer la réciprocité, mais comme nous sommes encore humains pour ne pas faire comme eux, pour raison de justice et de vérité, nous leur demandons tout simplement de quitter notre province surtout dans les entreprises minières pour rentrer occuper les postes libérés par les étrangers dans leur pays. »

Le monde s’indigne depuis le début de cette semaine du regain de la violence contre les ressortissants étrangers en RSA sur fond de la xénophobie ayant fait 7 morts depuis le début.

Diverses structures et personnalités à travers le monde en général et des nationalités les plus visées en particulier (Somaliens, Zimbabwéens, Mozambicains, Bangladais, Malawites,…) haussent le ton pour condamner l’injustice et surtout l’ingratitude de basse classe des noirs Sud-africains ayant bénéficié du soutien de toute l’Afrique durant la longue période d’apartheid entre 1948-1994.

L’Afrique du Sud est devenu le théâtre régulier de violences xénophobes, qui ont déjà fait 7 morts en 2015, et 62 morts en 2008.

Héritier Mungumiyo

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