Prison centrale d’Isiro / Ph. Droits tiers

Les conditions carcérales à la prison centrale d’Isiro (Amiza) dans la province du Haut-Uele, deviennent de plus en plus déplorables.

C’est son directeur qui l’a signifié vendredi 10 septembre à Orientalinfo.net.

Omari Mbazi Stéphane attribue cette situation au surpeuplement dans ce milieu pénitencier devenu vétuste et dit craindre pour la santé de ces compatriotes qui s’y trouvent :

« Les conditions de détention à la prison centrale d’Isiro sont très déplorables. Les pensionnaires dorment à même le sol; il n’y a ni matelas, ni nattes. Quand il pleut comme cette nuit, la cours est immergée, les eaux de pluie forment tout un lac ici et se déversent dans la détention. À l’intérieur, les prisonniers n’ont pas de moyens pour bien passer leur nuit. Certains sont assis et d’autres par contre restent debout toute la nuit. À ce jour, la population carcérale a dépassé de très loin la capacité d’accueil de cet ancien dépôt de café de la société amis Congo pouvant contenir rien que quarante détenus. On assiste à un surpeuplement très élevé et je ne saurais même pas vous révéler à combien sont les pensionnaires. Avec de telles conditions c’est pitoyable car les compatriotes sont exposés à diverses maladies », regrette le responsable de la prison centrale d’Isiro.

Omari Mbazi Stéphane en appelle à l’intervention du pouvoir central et provincial avant que le pire n’arrive :

 » Nous lançons un SOS aux autorités nationales et provinciales d’accélérer les travaux de construction de la prison centrale dans le site de Mambaya afin que nous regagnions le plus vite possible notre site », a-t-il plaidé.

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Par ailleurs, le directeur de la maison carcérale du chef-lieu de la province du Haut-Uele se félicite de la stabilité alimentaire en ce lieu:

« Nous saluons la promptitude de nos autorités tant du niveau provincial que national sur le plan de la restauration
Nous avons à ces jours un stock des vivres qui pourra nous amener jusqu’en début du mois de novembre. La nourriture il y en a; et ici nous mangeons mieux que dans d’autres prisons du pays même », s’est réjoui Mr Omari Mbazi.

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Sur le plan sanitaire, un comité technique de prévention des maladies dont le covid-19 dans le milieu carcéral a été mis sur pied, il y a peu et travaille d’arrache-pied pour le maintien d’un environnement sain sur place.

 » Le comité existe et travaille bien. C’est pour cette raison même qu’il n’y a plus de contamination comme dans le passé au sein de la prison. Les mesures prises par celui-ci sont respectées, les policiers et militaires commis à la garde y veillent et tous les locataires de cette maison sont en bonne santé, affirme notre interlocuteur.

Joël Lembakasi / Isiro