Haut-Uele : le leader de l’ECiDé Me Timothée Kamanga interpellé ce lundi à Isiro

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Me Kamanga lors d’une manifestation organisée à Isiro / Ph. D’archives

Le secrétaire exécutif provincial du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement/ECIDE dans la province aux arrêts depuis ce lundi 20 juin 2022.

Il a été interpellé par la police vers 8h30′ en compagnie de deux de ses disciples au niveau de l’espace vert Mayogo dans la commune Mendambo, alors qu’ils se rendaient à la paroisse AOG Tuluba, dans la même commune, choisi comme point de départ d’une marche de protestation contre la démolition des maisons « anarchiques » à Isiro par le Gouvernement Provincial. Une marche interdite par l’autorité urbaine.

Tous trois ont été acheminés manu militari vers le commissariat provincial de la police, où ils seraient détenus jusqu’à l’heure, renseignent à Orientalinfo.net des sources concordantes.

Aussitôt revenu le jeudi 16 juin dernier sur sa décision de démissionner du parti ECIDE en début du mois en cours, K. Timothée avait du coup annoncé devant la presse, cette manifestation citoyenne pour dire non à la destruction des maisons d’habitation, de commerce, et médicaux ; et ainsi exiger le départ du gouverneur Christophe Baseane Nanga de la tête de la province du Haut-Uele pour « mégestion et abus de pouvoir ».

Le lendemain, il en informe l’hôtel de ville avec copies réservées à toutes les instances compétentes.

Arrivé le samedi, le maire intérimaire de la ville convoque une réunion de sécurité avec tout son comité urbain, et les organisateurs de cette marche y compris, pour en étudier les contours.

Il a été décidé dans cette rencontre la non tenue de l’activité, sans un document administratif l’appuyant. D’après le maire adjoint faisant intérim de son titulaire en mission, et qui avait présidé cette assise, il était innoportun d’organiser une telle manifestation, au lendemain de la paralysie totale des activités socioéconomiques, deux jours durant dans la capitale provinciale, sur appel de la synergie des sociétés civiles. Marcel Sengi avait prévenu qu’en cas de récidive, la force resterait à la loi.

De l’autre côté, Kamanga et sa suite ont insisté pour tenir leur marche, se méfiant d’un refus verbal par l’autorité urbaine, d’une démarche citoyenne basée sur le régime d’information selon la constitution du pays, avait-il indiqué à travers les réseaux sociaux.

Joël Lembakasi/Isiro.