Environnement : pollution présumée de la rivière Renzi, le chercheur en chimie et environnement minier Patrick Tanzi explique la procédure

La partie à problème de la rivière Renzi ©orientalinfo.net

Le débat sur une probable pollution des eaux de la rivière Renzi en territoire de Watsa dans la province du Haut-Uele au Nord-est de la République Démocratique du Congo par des déchets toxiques de l’entreprise minière Kibali Gold est loin de connaitre son épilogue.

Pour Patrick Tanzi Gode, chercheur en chimie et environnement minier en chimie industrielle (DEA UPN/Kin), ça serait précoce de préciser les causes tant que les analyses physico-chimiques et biologiques voir même les autopsies ne sont encore engagées pour conclure et tirer les responsabilités car d’après lui la mort des poissons dans les eaux ne date pas d’hier dans le Haut-Uele.

Ce député honoraire du territoire de Faradje dans la province du Haut-Uele retrace les quatre étapes à suivre pour mettre toutes les parties prenantes en confiance à ce terme :

1. Il faut procéder aux différentes analyses des paramètres physico-chimiques et biologiques afin d’évaluer d’abord la rivière Renzi sur 10.000 mètres, en amont et en aval du lieu où ces poissons morts sont découverts;

2. En comparaison avec les normes, répertorier toutes les activités aux environs (100 km²);

3. Rechercher les bioindicateurs du milieu dans cette rivière, micro-organismes (protozoaires) soit les phytoplactons: (algues); et

4. Distinguer les analyses de l’eau et des sédiments (sol). »

Il encourage en outre le gouvernement provincial de s’atteler sur ces allégations mais propose pour plus de transparence, qu’il faille constituer le plus tôt possible une commission mixte: l’État, l’entreprise, société civile et les experts.

lire également : le gouvernement provincial pour une contre-expertise des eaux de la rivière Renzi

Quid de la pollution ?

La pollution, c’est tout ce qui altère notre environnement ou notre santé, habituellement sous forme de substances, mais aussi sous forme d’ondes. La pollution s’attaque à l’air, à l’eau, au sol, à nos oreilles, à nos yeux… La plupart du temps, la pollution des sols et des rivières est d’origine chimique ou biologique. Elle provient des usines, des engrais agricoles, du rejet des eaux usées , des matières organiques par les êtres humains…

On distingue plusieurs types de pollutions: pollution de l’air, de l’eau, du sol et on les catégorise en pollution agricole, industrielle, thermique, nucléaire, optique et tant d’autres.

Les conséquences de pollution de l’eau entraînent les maladies comme le cancer, le choléra, les disparitions des espèces moins résistantes et une perturbation de l’écosystème.

Ce chercheur en chimie précise également qu’il n’y a pas de pollution zéro surtout dans les zones minières.

« La pollution est le fait de  » souiller  ». Or toute activité salit et provoque des risques et dangers pour l’homme lui-même et son environnement. Mais il y a un seuil normalisé ne pouvant pas créer des conséquences dangereuses pour l’écosystème. Et si le seuil est dépassé selon tel ou tel type de paramètres , A chaque paramètre correspond une conséquence propre à elle. Pour cela, les mesures dépendent de la normalisations d’un pays à un autres. Dommage notre pays n’en a pas et utilise les normes soit de l’OMS, soit de l’UE ou du Canada. » P. Tanzi.

Héritier Mungumiyo

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