Haut-Uélé : phénomène Mbororo, trop c’est trop la société civile menace de passer à la vitesse supérieure

John Magwengasa, coordonnateur provincial de la société civile forces vives du Haut-Uélé /photo, droits tiers

La coordination provinciale de la société civile forces du Haut-Uélé sort de son silence face aux multiples abus dont sont pointés du doigt des éleveurs étrangers Mbororo dans différents territoires du Haut-Uélé notamment Dungu, Faradje, Niangara et Watsa ces jours-ci.

Réagissant au récent meurtre d’un pasteur de l’église AOG à Gombari dans le territoire de Watsa et l’afflux de ces bouviers en territoire de Faradje, le coordonnateur provincial de cette structure citoyenne ne décolère pas. John Magwengasa dénonce le laxisme des autorités congolaises dans la gestion de la problématique Mbororo.

Ainsi, la société civile menace de passer à la vitesse supérieure car dit-elle, il est inadmissible que la région continue à être envahie au su et au vu de l’État congolais et surtout de la communauté internationale.

« Nous disons trop c’est trop. Nous en avons déjà assez par ce que malgré nos multiples plaidoyers au près de nos autorités tant national que provincial, nous avons constante que notre gouvernement central est incapable de stopper l’avancée de ces Mbororo et de les faire retourner d’où ils viennent. Les sujets qui sèment la désolation et terreur dans la population jusqu’à tuer les paisibles congolais dans leur propre pays. Nous allons commencer à sensibiliser la population et choisir une ou deux jours dans lesquels nous allons mener des actions des grandes envergures allant jusqu’à décréter des villes mortes pour faire entendre notre voix à l’opinion nationale et que le gouvernement puisse nous sécuriser et que nous puissions vivre en paix chez nous. »

J. Magwengasa invite par ailleurs la communauté internationale de cesser d’appuyer ces éleveurs Mbororo au risque de pousser le population congolaise à se prendre en charge.

Le phénomène Mbororo constitue un véritable problème de sécurité et de la défense dans la région. Sa résolution nécessite non seulement des interventions militaires mais aussi politiques et diplomatiques avait expliqué le 07 avril dernier Jean-Pierre Lola Kisanga, gouverneur sortant du Haut-Uélé lors de la présentation de son projet des sociétés aux députés provinciaux.

Franck Duabo/ Orientalinfo.net

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