En territoire de Dungu dans la province du Haut-Uele au Nord-est de la République Démocratique du Congo, l’évasion spectaculaire d’un présumé redouté agent de renseignement d’une rébellion sud-soudanaise et l’un de ses complices intervenue le 05 février 2020, suscite la colère de la société civile locale. Mario Justin est réputé recruteur des éléments dans le camp de réfugiés sud-soudanais du site de Kaka et du détournement des vivres destinés à ces derniers pour le compte de sa bande avec la complicité manifeste des personnes commises à cette tâche. Du coup, la société civile exige le départ de quelques membres du comité local de sécurité impliqués dans la gestion de ce dossier.

Dans une lettre conjointe des coordinations de la société civile force vive et la nouvelle société civile congolaise du territoire de Dungu datée du 06 février dernier, adressée au gouverneur Christophe Baseane Nangaa, ces structures dénoncent l’évasion qu’elle considère délibérée de Monsieur MARIO Justin.

Elles renseignent que ces deux évadés sont effectivement des rebelles qui constituent une insécurité pour les réfugiés sud-soudanais basés à Dungu en particulier et pour la population de ce territoire en général comme ce fût le cas en 1998, affirment ces deux coordination de la société civile.

La société civile attribue cette évasion aux autorités locales qui ont fait traîner et traité avec légèreté ce dossier aussi avec complicité pour avoir gardé au niveau de la police ce prévenu au delà de délai de 48h telles que prévoit la loi.

Ainsi la société civile demande l’interpellation urgente des autorités citées dans ce dossier enfin de répondre de leurs actes et que la nouvelle équipe soit affectée à Dungu car la population n’a plus confiance en elle indique la même lettre. Il s’agit notamment de l’administrateur du territoire de Dungu, l’équipe dirigeante de la PNC, du chef d’antenne de la commission nationale pour les réfugiés.

Par ailleurs ces structures citoyennes plaident pour le rapatriement des réfugiés sud-soudanais endéans deux mois car leur vie serait en danger après cette évasion et aussi la cohabitation entre la population autochtone devient impossible qu’on risque de se rappeler de l’année 1998.

En réaction, l’administrateur du territoire de Dungu rejette en bloc ces allégations et appelle la société à fouiller la bonne information avant toute déclaration accusatrice. Lambert Mungito qualifie de gratuites et non fondées toutes accusations aux allures de marketing mensonger. L’affection tout comme la mutation d’un administrateur du territoire ne restent pas subordonnées aux exigences de la société civile fait-il remarquer.

L’autorité territoriale rassure que le dossier suit son cours normal nonobstant cette évasion car 3 autres prévenus sont restés en détention. Il indique que deux éléments de la police commis à la gardes de ces évadés ont été également arrêtés pour aider à clarifier sur les circonstances de ces évasions.

À la dernière nouvelle, nous apprenons que quelques autorités ont été invitées d’urgence à Isiro.

Rédaction

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