
Le secteur Mangbutu, situé dans le territoire de Watsa, est agité par une série de manifestations orchestrées, selon de nombreuses sources, par des acteurs politiques.
Les manifestants exigent un nouveau leadership à la tête de cette entité administrative, accusant l’actuel chef, Augustin Amuta, de vouloir modifier le statut de leur entité en chefferie sans consultation préalable.
La tension a monté d’un cran lorsque les contestataires ont tenté, le vendredi 7 novembre 2025, d’installer un nouveau chef, en violation de toutes les procédures réglementaires, a déploré un acteur de la société civile.
La situation s’est aggravée à l’arrivée du ministre provincial des Infrastructures, des Travaux publics, de la Reconstruction et de la Santé du Haut-Uele, Afounde Afongenda Sumbu, accusé d’être le cerveau de cette machination contre l’autorité administrative.
La police est rapidement intervenue pour disperser les pro et les anti-chef du secteur Mangbutu, qui s’affrontaient violemment à coups de pierres et d’armes blanches.
Pour Élysée Paty Masiya, notable du Haut-Uele, les événements dans le secteur Mangbutu sont le résultat d’une manipulation politique sans précédent de ceux qui souhaitent que tout tourne autour de leur propre existence dans le territoire de Watsa.
« Un petit groupe a mis le feu hier. Ils prétendent protester contre le chef Amuta. Malheureusement, la cause évoquée n’est pas valable, car ce chef travaille bien, même s’il est relativement jeune. C’est triste de voir de telles manipulations dans le secteur Mangbutu. Le vrai problème est que certaines personnalités exigent du chef un pourcentage des revenus de la redevance minière versée par la société Kibali GoldMines, et comme il leur a répondu que cet argent est destiné au développement, voilà pourquoi ils veulent sa tête aujourd’hui », explique Mme Paty.
À elle d’ajouter :
« En tant que notable, je préfère ne pas citer de noms pour l’instant, mais ces personnes se reconnaissent. Nous leur demandons de cesser de bloquer le développement du secteur Mangbutu pour des intérêts égoïstes. Que les habitants de ce secteur ne se laissent pas faire, et j’encourage également le chef à ne pas se décourager. »
De son côté, le ministre provincial Afounde Afongenda Sumbu, mis ouvertement en cause par des manifestants, parle de fausses accusations et appelle la population au calme.
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