
Le chef du secteur de Gombari, dans le territoire de Watsa (province du Haut-Uele), s’est dit prêt à accompagner les trois associations agricoles nationales qui ont officiellement lancé leurs activités à Durba, le samedi 1er novembre dernier. Il s’agit de l’Association des Cacaoculteurs du Congo (ACCO), de l’Association des Riziculteurs du Congo (ARC) et de l’Association des Caféiculteurs du Congo (ACAFCO).
Dans une interview exclusive accordée à orientalinfo.net, Jean Paulin Kombomaro a salué cette initiative portée par les députés nationaux Crispin Atama Tabe, Roger Abotome et Norbert Samaki, qu’il qualifie de « tournant historique pour l’avenir agricole du Haut-Uele ».
«Nous avons longtemps parlé de la richesse de notre sol et de la fertilité de nos terres, mais trop souvent, nous avons oublié que la terre ne nourrit que celui qui la travaille. Aujourd’hui, je me réjouis de voir nos élus et nos fils unis autour d’un projet qui remet l’agriculture au centre du développement », a déclaré le chef coutumier.
Jean Paulin Kombomaro a également annoncé avoir accepté de disponibiliser certaines terres du secteur de Gombari pour la concrétisation de ce vaste programme agricole. Il considère ce geste comme un acte de responsabilité envers la communauté.
«Ces terres n’appartiennent pas à un individu. Elles appartiennent à la communauté, à nos enfants et à ceux qui viendront après nous. Si nous voulons que le Haut-Uele redevienne le district de l’or vert, alors nous devons donner une chance à la terre de produire à nouveau », a-t-il insisté.
Fidèle à la vision du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, baptisée « la revanche du sol sur le sous-sol », l’autorité coutumière estime que le salut économique du Haut-Uele ne viendra pas uniquement de l’exploitation minière, mais surtout de la valorisation agricole.
«Nous avons trop compté sur la mine et oublié la houe. Aujourd’hui, nous devons équilibrer ces deux richesses pour bâtir un avenir stable et prospère », a-t-il ajouté.
Le chef du secteur de Gombari appelle enfin la population à s’approprier ce projet et à participer activement à cette dynamique collective pour redonner à la province du Haut-Uele sa place d’honneur dans la production agricole nationale.
Ariko Timothée








