Tshopo : le journaliste François Okonda menacé par le président de la société civile

C’est une véritable ironie du sort à Kisangani. L e journaliste François Okonda Monba, correspondant du groupe l’avenir et éditeur principal du média en ligne LES DÉPÊCHES DE LA TSHOPO est sujet à des menaces proférées par le président provincial de la société civile de la Tshopo, David Yofemo, depuis ce lundi 02 septembre 2019.

L’intéressé reproche au confrère la publication d’un article qui selon lui fait du chou gras au ministre Pius Mabilu, récemment nommé dans le gouvernement Sylvestre Ilunga pendant que la Tshopo en reste mécontente.

« Le gouvernement ILUNGA Sylvestre aujourd’hui, un gouvernement déséquilibré, où la Tshopo et toutes les provinces issues du déménagement de la province orientale sont méprisées, vous connaissez très bien que tout le monde est en colère, une situation que vous maîtrisez très bien ; vous vous complotez avec seize personnes, vous publiez un article pour glorifier pius et se monquer de la Tshopo. » écrit David YOFEMO Malomalo.

Le canal choisi pour énerver la démocratie et la liberté de la presse garanties par la constitution et prônées par le chef de l’État Félix Tshisekedi, se trouve être un grand forum Watssap de grande audience. Et c’est ici que le bas blesse, David Yofemo gère une structure d’appui à la démocratie censée défendre la liberté de la presse et non se transformer au bourreau d’un journaliste pour l’exercice de son travail.

« L’acte que tu as posé là, dans d’autres communautés, tu allais être lapidé. Prends le temps de retirer tes publications dans tous les fora de la grande Orientale et de la Tshopo ; vous avez 48 heures. Nos provinces ne manquent pas des leaders à glorifier. Dans le cas contraire, nous allons nous engager contre vous. » prévient D. Yofemo.

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C’est « vouloir la démocratie sans être démocrate. » a réagi le journaliste du Groupe l’avenir menacé qui affirme du moins craindre pour sa sécurité

Joint au téléphone pour livrer sa version de fait sur le dossier, David Yofemo semble minimiser la question. Il parle d’une simple incomprension sur la syntaxe des mots.

« Si quelqu’un parle de menace, il a un problème particulier avec François. Si c’est François lui-même, il aurait été poussé par des personnes mal intentionnées. François est arrivé dans mon bureau ce matin après ces échanges. » a-t-il expliqué.

Aux yeux des défenseurs de droits humains, particulièrement ceux qui prônent la liberté de la presse jugent ces genres des propos comme étant des atteintes à la liberté de la presse, Un recul pour la démocratie.

La hiérarchie du journal du groupe l’avenir rappelle au président de la société civile de Tshopo qu’il ne revient pas à un journaliste de nommer les ministres. En plus, s’il se sent lésé par le travail du journaliste, il n’a qu’à faire un droit de réponse
qui sera publié par le journal. Prenant au sérieux cette menace et par malheur si un moindre mal arrivait au confrère, il en sera le responsable. En clair, la démocratie pratique exige encore plus d’efforts pour de nombreux compatriotes.

Héritier Mungumiyo

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