
Dans la province du Haut-Uele au Nord-est de la République Démocratique du Congo, la polémique alimentée par des officines politiques au tour de la cooptation des deux chefs coutumiers, ne passe pas du tout inaperçue dans la famille régnante de la chefferie Wando en territoire de Dungu.
Dans une mise au point faite ce samedi 02 mars, le chef du groupement de Dungu apporte son ferme soutien au chef Constant Lungangbe Mbatandu (ndlr : à la fois candidat gouverneur) et renvoie le consortium des organisations non gouvernementales de Droits de l’homme en République Démocratique du Congo dont le CFIDH à plus de professionnalisme et à l’apolitisme.
Marc Gbiahidi Nyagbadali confond ces structures sur le contenu de leur rapport relatif aux contentieux et au tripatouilleage dans la cooptation des chefs coutumiers dans le Haut-Uele :
» La loi n » 5/015 du 25 Août 2015 fixant le Statut des chefs coutumiers dispose en son article 6 point 3 que l’intronisation des chefs coutumiers est faite conformément à la coutume locale. De ce point de vue, je note que les propos tant des membres dudit consortium que de la CFIDH traduisent l’ignorance et la non maitrise de leur part de la coutume locale de la Chefferie WANDO, car en effet, il n’y a jamais eu des contestations de sa majesté Lungangbe Mbatandu Constant aussi bien par les membres de la famille régnante que la population de la Chefferie Wando ni par moi-même le Chef de Groupement Dungu dont ils ont fait abusivement référence dans leurs différentes déclarations « .
Dans sa réplique cinglante, le chef du groupement Dungu qui nie également avoir donné mandat à une tierce ONGDH pour parler en son nom, qualifie ces déclarations dénuées de fondement comme étant des combines voire des mensonges grossiers des pécheurs en eau trouble en quête désespérément de semer la division dans la famille régnante afin de la déstabiliser pour en tirer profit :
» […] le chef de la chefferie Wando, sa majesté Lungangbe Mbatandu Constant est bel et bien identifié dans l’arbre généalogique de la famille régnante de la chefferie et, ce faisant, a pleinement droit d’être reconnu comme chef coutumier de cette entité dont il tient la tête il y a 29 ans durant sans une quelconque contestation «
M. Gbiahidi signe et persiste que la cooptation des deux chefs coutumiers dans le Haut-Uele s’est déroulé en route régularité et ne peut aucune être remise en cause :
» En ce qui concerne la cooptation des chefs coutumiers, je note qu’elle est soumise à trois phases dont la présélection, la désignation et la cooptation proprement dite conformément aux articles 154 à 157 de la loi N O 1 7/013 du 24 decembre 2017 modifiant et complétant la Loi N006/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections Présidentielle, Législatives, Provinciales, Urbaines, Municipales et locales telles que modifiée et complétée à ce jour. Ces trois phases ont été scrupuleusement observées. »
Faisant d’une pierre deux coups, il appelle tous les fils et filles de la Chefferie Wando, du Territoire de Dungu et de la Province du Haut-Uélé à la vigilance, à resserrer leurs liens et à ne pas céder à des manipulations politiciennes.
Appel lancé aussi à l’intention des membres du consortium des ONG des Droits de l’Homme ainsi que la CFIDH à faire preuve de professionnalisme, de la maturité et d’éviter toute ingérence dans les affaires coutumières auxquelles elles n’ont ni qualité, ni intérêt moins encore la compétence.
Orientalinfo.net
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